La naissance d'un roman...

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 16:07

Je ne tirerais pas la couverture à moi !

Je ne l’ai pas faite, mais j’ai décidé d’utiliser les compétences de ceux qui en disposent.

Phase 1 : La première en date et dans mon cœur, c’est ma « petite sœur » qui s’y est collée : armée de son logiciel préféré, celui-là même qui lui permet de faire des montages avec ses copines bourrées comme des cartables ou ses frères sur la plage, elle se met en quête de la couverture parfaite, selon les exigences que je lui passe. Naîtra une image parfaite où un hippopotame pend lamentablement sur un fondu cinématographique, au sein d’un gymnase stylisé. Une merveille ! C’est cette première couverture (en fait le 17e essai de l’artiste…) qui ornera le manuscrit pour son expédition aux éditeurs.

Phase 2 : Alors qu’une amie me montre sa collection de « mail’art », sorte de composite fabriqué de bric et de broc, et qui résume toute l’intention de cet art éphémère qui dure. Ce sport consiste à envoyer tout objet improbable comme un boomerang, via les services qualifiés de la Poste, et attendre de voir s’il a atteint son but. En résumé, faire circuler par les voies « facteurielles » (qui sont encore plus impénétrables que les voies du ciel !), tout ce qui n’a aucun rapport avec un courrier ou un colis conventionnel. De là jaillit l’idée : utiliser ce talent particulier (mais bien réel, si si !) au profit de mon roman, qui lui aimerait bien être tous sauf éphémère, enfin c’est surtout moi qui le souhaiterais… Un art temporel pour un livre intemporel, quelle belle image ! OK, c’est surtout un gros fantasme, bon, je ne suis qu’humain. Le résultat ne se fait guère attendre, mon amie me tend avec humilité, presque confondue en excuses, un carton mêlant les mots et les évocations photographiques en rapport avec les activités policières en général et l’enquêteur criminel en particulier. Une merveille ! En filigrane, on distingue encore un petit hippopotame, comme glissé par mégarde, si tant est qu’on puisse glisser ce genre de bestiole par mégarde : une exigence de l’auteur… ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un roman sur les hippos, ni une scène de crime dans un restaurant bien connu.

Phase 3 : Toujours décidé à faire travailler les copains, je persiste et signe, malgré la moue dubitative de mon éditrice, qui a déjà botté en touche, les premiers essais de couverture que j’ai tenté de lui glisser. Ce coup-ci, je sollicite un photographe, qui vibre de sa passion pour la prise de vue. Très vite, je me rends compte que c’est un fou : je lui commande une image simplifiée pour répondre aux attentes de ma commandante de chez Thélès, et lui me met en scène un péplum avec force détails, artifices, support achetés à grands frais, le tout à la recherche de LA photo parfaite. Je ne pourrais trahir la confiance de l’artiste et révéler ses secrets de fabrication, mais le résultat, bien qu’irréel parfois, fut envoyé à mon chef de publication en jupons, qui fut enthousiaste, contre toute attente. De son côté, elle évitait le recours à un graphiste, certes compris dans le forfait, mais esquivant ainsi une opération supplémentaire. Le tour était enfin joué ! Photo n° 7, pour ceux qui jouent au loto.

Le résultat, traité par le service de fabrication de la maquette, va au-delà de mes espérances. Je n’oserais pas parler de publicité mensongère, pourtant, au-delà d’une couverture attirante et chatoyante, n’ayons pas peur des mots, (en fait je voulais juste le placer, j’aime beaucoup ce mot " chatoyante ", par contre je déteste " ersatz ", chacun son truc), au-delà, disais-je donc d'une couverture de toute beauté, c'est un bel écrin plein de promesses qui m'a été offert là. Des promesses à tenir pour le lecteur, plus de travail pour moi et un prochain roman plus long, bien entendu. 

 

Allez, ça faisait longtemps que je n'avais rien publié.

Biz, @ +

Pour info, on a salué la couverture de ma petite soeur, apportant une impression de soin et de finition particuliers au manuscrit.

Par Olivier DAMIEN - Publié dans : La naissance d'un roman... - Communauté : Laissez parler votre plume !
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 15:20

Maison d’édition ou société d’édition ?

Voilà la grande inconnue lorsqu’on se lance… dans l’inconnu ! Si ça c’est pas de la phrase, je ne m’y connais pas ! Je m’explique : à part les éditeurs eux-mêmes, nous les autres, on ne connaît rien à cet univers.

Après des débuts en fanfare, on revient très vite à la réalité. Je m’explique : j’ai attendu exactement une semaine (entière !) avant de voir revenir ma première proposition de contrat. Attente quasiment insupportable ! S’ensuivirent jusqu’à 8 contrats d’édition. Alors bien sûr, je ne me suis pas adressé aux grosses maisons d’édition, qui, à mon sens, n’attendaient pas sur moi. Toutefois, à l’attention de MM. Gallimard, Grasset, Folio, j’en passe et des meilleures, et des pires aussi sûrement (les pires je vous les laisse !), je suis et reste à votre disposition pour parler chiffons ou romans, surtout romans, à votre guise. Deux autres maisons, elles, m’ont adressé très vite un refus motivé par une ligne éditoriale non concordante.

 

L’euphorie de ces moments émouvants passée, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas me prendre pour Marc Lévy (non, je plaisante, moi j’ai du talent…). Ok, toutes les autres « maisons » m’ont proposé un contrat, mais toutes me demandaient de l’argent !!! Je ne commencerais pas ma « carrière » par un contrat d’éditeur. Pourtant, l’accès au rêve vaut-il ce sacrifice ? Ca se discute, mais bon, dois-je repousser la chance et rêver que quelqu’un vienne frapper à ma porte pour m’offrir un contrat de fou (la sonnette fonctionne, pourtant curieusement le destin préfère toujours frapper, quel con !) ? Finalement, l’âge de raison est bien celui où tu arrêtes de fantasmer en pensant que le monde n’attend plus que toi. Alors, entre beaucoup de tunes et un paquet de blé, je n’avais finalement pas trop le choix. Mon comptable fraternel a calculé les options, non pas les plus rentables, mais les moins catastrophiques. Enfin, des prises de contact ciblées ont fini le passage au crible,
il me restait deux solutions :

-   une société me proposant un contrat abordable que je peux faire baisser davantage, me permettant d’engranger d’importants droits d’auteur, négociables à la hausse, qui accepte même une photo de moi en string pour la couverture (et là c’est le drame !), et font tout ce que je veux (du genre, il vous dira voui…!).

-   une maison plus exigeante, plus onéreuse aussi, et qui ne me laisse pas faire ce que je veux… bref, des tortionnaires qui me lancent, « si vous voulez faire ce que vous voulez, allez voir ailleurs ou faites le vous-même ! »,


alors 
le choix s’imposa de lui-même, je pris la seconde option ! @ +

Par Olivier DAMIEN - Publié dans : La naissance d'un roman... - Communauté : Laissez parler votre plume !
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 15:16

Les paroles s’envolent, les écrits s’envolent… aussi !

 
Après avoir choisi méticuleusement et symboliquement la date de l’envoi des manuscrits, car quoiqu’on en dise tout est bon pour mettre tous les atouts de son côté (même la superstition), celle-ci est arrêtée au 17 juin 2009.

J’ai au préalable sélectionné les maisons d’édition qui auront la chance de recevoir THE roman. J’ai tourné et retourné cent fois les phrases dans mon ordinateur, peaufinant chaque mot, chaque tournure, ajustant chaque virgule à sa place, jusqu’à ce que « Du sang dans la magnésie » soit enfin prêt. Accessoirement moi, je ne pouvais plus le supporter, alors que paradoxalement il renfermait tous mes espoirs de voir un jour mon premier essai transformé. C’est peut-être cela l’ironie du sort.


Pour doubler la mesure, j’ai participé à 20 concours de nouvelles avec le deuxième volet des enquêtes de mon héros ; remarquez, tout cela pour apprendre à ma grande surprise que je n’écrivais pas de nouvelles mais bien des romans. Revenons-en à lui d’ailleurs, le premier du genre. Je me suis confronté d’abord à l’avis critique de nombre de mes contemporains, qui m’ont soutenu et conduit à tenter ma chance. Ils ne peuvent pas tous se tromper, espérais-je à haute voix pour m’en persuader. D’abord c’est de leur faute, c’est eux qui m’ont poussé. Il est vrai que si je n’avais pas eu tout ce talent, j’aurais pu continuer à vivre dans l’anonymat le plus complet, c’est dur la vie !


Dieu sait que j’avais besoin d’être épaulé, dans ces moments difficiles. Mes dix manuscrits, protégés du mauvais sort par une jolie couverture (montée avec amour par la première femme de ma vie), mis en forme par des potes qui ne me souhaitaient que de réussir (merci Laurent et Amaury ! spéciale dédicace), n’avaient plus qu’à tracer leur chemin.
Le compte à rebours commença exactement, et ça ne s'invente pas, je peux le prouver, le 17/06/2009 à 17h17, heure de la Poste faisant foi !

Le temps suspendit alors sa course et décida de s’égrainer avec une langueur peu commune, voire avec un malin plaisir. Si ! Je suis sûr qu’il avait du plaisir, le fourbe ! @ +

 

Ca y est ! L’heure du grand saut arrive à grands pas ! Pour les intellos ce n’est qu’une expression, une heure n’a pas de pied…

Par Olivier DAMIEN - Publié dans : La naissance d'un roman... - Communauté : Laissez parler votre plume !
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 15:12

Genèse… (…zui ba zelle gue vous groyez !)                                        01/02/10


C’est une blague pour les germanophiles teutonisants, nos amis de la Suisse alémanique et les alsaco-lorrains qui parlent « pas à toi » (il en reste !), je ne dois négliger aucun public…


Comment est né ce premier roman ? Que s’est-il passé au début ?

Au début, il y avait les dinosaures, mais ils n’avaient pas de main, donc ils ne pouvaient pas écrire… Moi je suis arrivé beaucoup plus tard. J’ai commencé à commettre mes écrits vers la fin du crétiné inférieur, vers le début de l’âge de bière (l’âge bête). Je vous laisse faire le calcul, ma femme pense que je n’en suis toujours pas sorti… c’est pas faux !


Donc, après environ 25 ans de « patience » (ou de peur), les orteils encore incrustés dans le plongeoir, j’ai enfin osé me lancer dans le vide, n’écoutant que mon courage et mon sens policier (selon la formule professionnelle consacrée). La peur n’évite pas le danger ! Je me suis enfin dit qu’il me fallait réaliser mon rêve et celui de mes parents. Arrêtez de regarder des films débiles qui ne font rire que moi, non, ça c’était juste leur désespoir…


En gros, je possède les écrits, j’ai atteint l’âge de raison (ou pas… par contre j’ai L’Age de glace en Dvd), j’ai plus de courage qu’à 20 ans et bien moins de fierté, alors je me suis lancé. Bien sûr, j’ai plein d’autres buts à atteindre avant mes quarante ans : courir le marathon, mais j’ai plus de baskets et encore un minimum de sens commun ; faire l’amour avec Sophie Marceau, mais je ne sais plus ce que j’ai fait de son numéro de portable ; être beau, gagner de l’argent, puis surtout être intelligent…donc finalement, publier mon premier roman était l’objectif le plus réalisable.


C’est décidé, je serais le prochain… le prochain quoi je l’ignore, mais ce sera moi ! @ +

Par Olivier DAMIEN - Publié dans : La naissance d'un roman... - Communauté : Laissez parler votre plume !
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 14:08

Un blog ne marche pas, un Blob éventuellement...          18/01/10


C’est facile, il suffit de se renseigner auprès des Experts : ceux qui passent tout leur temps sur Internet, non pas les policiers… ni les informaticiens, les enfants !
La réponse est immédiate et tellement évidente, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
* N. 10 ans, prête à m’aider dans ma quête, me montre à quel point c’est utile pour suivre l’actualité des people, des Jonas Brothers à Miley Cyrus, rien ne se passe dans leur vie qui ne s’affiche immédiatement dans les blogs des fans. De plus, pour une fillette de 10 ans, c’est quasiment vital pour ne pas perdre le contact avec ses copines du même âge, qu’elle ne verra plus avant… le lendemain à l’école. Là, je suis plus que convaincu !


* Pour P. 18 ans l’aînée, c’est le seul moyen de garder un pied dans la vie sociale… quand on est une gamine de 10 ans ! Non, à 18 ans, on a passé l’âge de ces conneries. A 18 ans commence la vraie vie, on n’est plus des enfants. Dorénavant c’est Facebook, Twitter, Myspace, autrement dit : point de salut sans les réseaux sociaux, c’est une question de survie ! Sinon on meurt … de suite… dans d’atroces souffrances… en se racornissant comme un vieux chewing-gum qui n’a plus de saveur…
Ok, ce coup-ci je dois m’en remettre aux avis des professionnels : pour suivre la vie de mes copains du CM2 ou rester dans la vibe, je dois truquer sur le net (ce sont des expressions que je fais semblant de comprendre, faîtes comme moi, avec un air entendu, ça marche !), c’est trop ça que je dois faire !


Pour ce qui est de la partie technique, j’ai navigué sur la toile pour voir de quelle manière m’y prendre. C’est simple : il faut se photographier en petite tenue en tirant la langue, et surtout tout seul, le téléphone portable à bout de bras, ou parfois la Webcam, de préférence avec une image pourrie. Ensuite, ne pas oublier de se munir d’un dictionnaire de français moderne : mettre tout ce vocabulaire inutile de côté, cette orthographe obsolète, nul besoin de toutes ces complications. Une petite centaine de mots suffit et tout doit être écrit en phonétique, pas de lettre inutile ; par contre, ne pas faire l’économie des locutions essentielles, mdr, si vous voyez ce que je veux dire, lol;-)


Muni de toutes ces précieuses informations, je me lance… la toile n’a qu’à bien se tenir, ce coup-ci c’est du lourd !!! @ +

Par Olivier DAMIEN - Publié dans : La naissance d'un roman... - Communauté : Laissez parler votre plume !
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  • Ecrivain français méconnu malgré un talent incroyable, né en 1970 et pas encore mort.

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